Note de dégustation
- Couleur & apparence
- Rouge pourpre, limpide et d’un éclat juvénile dans le verre.
- Nez
- Invitant et aux contours nets : cerises et groseilles, soutenues par une minéralité presque fraîche et pierreuse qui donne immédiatement envie de la première gorgée.
- Bouche
- Pleine, mais sans lourdeur. Une acidité vitale porte le fruit frais, la texture est soyeuse, la trame juteuse. Du corps, oui – mais jamais large ni opulent. La tension demeure intacte jusqu’à la fin.
- Finale
- Juteuse et fraîche, avec une fine persistance minérale – un vin rouge qui donne envie du verre suivant.
- Terroir & origine
- Dicastillo, dans la Tierra Estella, la sous-zone la plus fraîche de la DO Navarra. Sur les pentes du massif du Montejurra, les quelque 40 hectares se répartissent en 70 parcelles situées entre 400 et 700 mètres d’altitude, sur des sols de calcaire et de grès. Les vignes destinées à ce vin ont en moyenne 40 ans ; les nuits fraîches en altitude assurent une longue maturation et cette fraîcheur remarquable dans le verre. La famille Valerio est enracinée ici depuis le XIVe siècle, et Emilio Valerio dirige le domaine depuis 1980.
- Cépages & vinification
- Une cuvée typique de cette région frontalière de la France, associant cépages autochtones et internationaux : le Garnacha comme cépage principal, complété par le Tempranillo, le Graciano, le Merlot et le Cabernet Sauvignon. L’élevage a duré un an en cuves béton et foudres de bois – d’une main subtile, afin que le bois soutienne la minéralité au lieu de la masquer. L’œnologue français Olivier Rivière y apporte son expérience bordelaise, sans dénaturer le caractère espagnol.
- Accords mets-vins
- Un vin de tous les jours polyvalent : excellent avec un carré d’agneau aux herbes, des champignons braisés à la polenta, des pâtes au ragoût de bœuf ou un Manchego affiné.
- Particularités
- Ce qui distingue ce vin, c’est son allure presque bourguignonne : il ne goûte pas le sud chaud de l’Espagne, mais l’altitude, le calcaire et les nuits fraîches – l’expression de l’origine plutôt que la concentration fruitée.


