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Laderas de Montejurra

Lorsqu'Emilio Valerio se promène dans ses vignes le matin, il peut voir les Pyrénées par temps clair. Laderas de Montejurra se trouve à Dicastillo, où la famille Valerio est enracinée depuis le 14e siècle. Sur 70 parcelles situées entre 400 et 700 mètres d'altitude, de vieilles vignes de grenache poussent sur du calcaire. Depuis 2014, l'œnologue français Jean-François Hébrard y travaille. Les vins certifiés bio présentent une fraîcheur et une minéralité remarquables.
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Calcaire et ivresse de l'altitude
Les vignobles de Laderas de Montejurra s'étendent sur 40 hectares sur 70 parcelles différentes sur les pentes du massif du Montejurra. Ce qui rend cette situation si exceptionnelle, ce sont les différences d'altitude extrêmes : Alors que les zones les plus basses commencent à 400 mètres, les parcelles les plus hautes s'élèvent jusqu'à 700 mètres. Les sols calcaires de Montejurra confèrent aux vins une minéralité caractéristique que l'on ressent immédiatement au palais. Emilio Valerio, qui dirige le domaine depuis 1980, mise sur vieilles vignes d'une moyenne d'âge de 35 ans - certains ceps de garnacha ont même 80 ans. Ces vieux systèmes racinaires creusent profondément dans le calcaire et donnent naissance à des vins qui parlent davantage de la minéralité du sol que du fruit.

Des bénédictins, des chevaux et un Français
L'histoire de la viticulture à Montejurra remonte à plus de 1000 ans, lorsque des moines bénédictins y ont planté les premières vignes. Ce „influence bénédictine“ se manifeste encore aujourd'hui dans la méthode de travail biodynamique du domaine, qui est certifié bio depuis 2002. Emilio Valerio travaille avec des chevaux pour le travail du sol et renonce complètement à l'irrigation - les vignes doivent se débrouiller seules. Depuis 2014, l'œnologue français apporte Jean-François Hébrard son expérience bordelaise en Navarre. Hébrard, qui travaille également en parallèle pour le domaine Quinta de la Quietud à Toro, sait magistralement faire ressortir les particularités des différents terroirs espagnols sans imposer son style français.
Histoires de garnacha d'altitude
Le site Garnacha domine ici avec son élégance particulière d'altitude. Contrairement à ce qui se passe dans les plaines chaudes, il développe une complexité fascinante dans les nuits fraîches de Dicastillo. Le La Merced 2018 montre de manière impressionnante ce que les vieilles vignes de malvasia peuvent faire à ces altitudes : Un vin blanc avec la structure d'un grand vin rouge, minéral et puissant. Pour le quotidien, nous recommandons le Emilio Valerio 2020, Une cuvée qui reflète parfaitement la philosophie de la maison : Référence à l'origine plutôt que concentration de fruits. Le sommet de la collection est le Leorin 2013, Un vin qui montre comment un grand Garnacha de Navarre peut vieillir.

Barriques françaises, âme espagnole
En matière de vinification, Hébrard mise sur barriques françaises, mais avec une main subtile. Le bois doit soutenir la minéralité des sols calcaires, et non la masquer. Selon le millésime et la cuvée, les vins vieillissent plus ou moins longtemps dans le bois, mais jamais au point de perdre la fraîcheur des hauteurs. Ce qui frappe immédiatement lors d'une dégustation, c'est que ces vins n'ont pas le goût du sud chaud de l'Espagne, mais présentent une élégance presque bourguignonne. Cela est dû aux nuits fraîches à 600 mètres d'altitude, qui offrent aux raisins une longue période de maturation à des températures modérées. Emilio Valerio et Jean-François Hébrard ont créé ici un profil de terroir unique qui montre la Navarre sous un jour totalement nouveau.




